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médecines douces

  • Reiki & Fibromyalgie.

    Témoignage sur la pratique du reiki

    Nathalie Pernet, juillet 2008 pour Fabrice Massé, avec toute ma reconnaissance et mon amitié.

    "Plus le corps est faible, plus il commande ; plus il est fort, plus il obéit" (J.-J. Rousseau).

     

    J’ai envie de témoigner car depuis que mon chemin a croisé le reiki c’est à dire depuis septembre 07, j’ai fait quantité de recherche surtout sur le web. En effet, je voulais en connaître davantage.

    Mon témoignage se veut le plus objectif possible, d’autant que je suis quelqu’un de très rationnel, à qui on n’en raconte pas et qui n’est pas prêt à gober n’importe quoi.

    J'ai envie de contribuer positivement au reiki pour tout ce qu'il m'a apporté alors je vais raconter en quelques lignes mon histoire pour que ceux qui la liront puissent se faire une idée de ce que peut apporter cette pratique. Je la considère comme un moyen de développement personnel précieux et efficace pour moi, pour m'aider à vivre et à lutter dans notre monde qui marche la tête à l'envers et qui n'est pas vraiment une source d'épanouissement et de sérénité pour les humains modernes que nous sommes et dont je fais partie.

     

    En voulant faire partager mon enthousiasme légitime au regard de mon propre constat, je me suis aperçue que peu de gens connaissent cette méthode et l'apparentent le plus souvent au magnétisme. C'est un peu réducteur mais je ne m'avancerai pas ici à démontrer ou expliquer quoique ce soit, là n'est pas le sujet. Je me suis vite rendue compte qu'il y a tout et n'importe quoi sur le reiki, notamment sur le web où la surinformation nuit à la bonne compréhension de tant de choses. Trois grandes positions : 1- c’est de l’arnaque (à cause du coût et des soins et des initiations au regard du résultat), 2- c’est une secte, 3-c’est dangereux pour la santé mentale

    On ne peut pas dire que je retrouve là dedans mon approche du reiki (les sectes et autres joyeusetés mystiques, ce n'est pas du tout mon trip, aussi désespérée que je sois ou est pu être), alors je tiens à donner mon point de vue et à raconter mon histoire avec le reiki, en fonction de mon expérience personnelle.

     

     J'ai toujours eu une santé très fragile, née à 7 mois en 1964, 3 semaines de couveuse sans sentir ne serait-ce que le souffle de ma mère, je suis d'ores et déjà livrée aux affres de la médecine. Je ne cesse au cours de ma vie d'avoir des infections virales (j'ai failli y rester à l'âge de 7 ans avec 4 maladies infectieuses en même temps, 3 piqûres de pénicilline par jour qui m'empoisonnaient à petit feu). Mon système immunitaire est défaillant. Vers l'âge de 4-5 ans je suis tombée dans un bain de trichloréthylène dans l'atelier de mécanique de précision de mon père, j'étais toute secouée et sûrement que cela a dû avoir quelques conséquences sur ma santé.  J'ai développé toutes les maladies infantiles 2 fois (personne ne me croit et surtout pas les médecins), la varicelle par exemple, je l'ai eu pour la deuxième fois à l'âge de 31 ans quand mon fils alors à la maternelle me l'a si généreusement offerte : j'ai bien morflé! Puis, bronchites chroniques depuis ma naissance, d'autres maladies chiantes (ostéomalacie, ostéoporose ultra précoce, carence en calcium et vitamine D qui ne s'est jamais fixée), des faiblesses et dysfonctionnements physiques dans l'ensemble de mon métabolisme, des doigts et un poignet cassés en jouant ne serait-ce qu'au basket, des allergies au soleil, aux poussières et pollen, etc...de l'anorexie de ma naissance à mes 35 ans environ, une grossesse agitée et accouchement atrocement douloureux, mal accompagné et mal préparé, un bébé qui ne m'a pas laissé dormir plus de 20 mn d'affilées pendant 2 ans, une électrocution, des violences conjugales sévères, des conditions de vie rustiques à certains moments de ma vie (sdf entre autre...),  2 pneumonies, la cheville droite périodiquement foulée depuis que j'ai 6 ans, des crampes depuis toute petite.... Tout cela aggravé quand même un peu par une vie de bien remplie du genre : sex, drug and rock','roll!!!

    En 1996 je me plains de fortes douleurs du côtés gauche me raisonnant aussi dans le bas ventre, celles ci s'empirent de semaines en semaines. Rien disent le médecin et les résultats des divers examens, radios, échographies et scintigraphies. Puis de mois en mois, d'années en années, mon état se dégrade, les douleurs s'en vont crescendo, les faux diagnostics se répètent, d’une part d’un généraliste, d’autre par d’un rhumatologue (tumeur ostéo ostéoïde, c'est dire mon moral à ce moment là!!!). Je boite de plus en plus, j'utilise des béquilles, traînant mon mal désespérément, je vais même voir un psychiatre sur les conseil du généraliste me disant clairement que c'est sûrement d'origine psychique. Fortiche Nath  au niveau psychique, me fêler le fémur avec le mental....!! Hum, j'adore!!

    Le rhumatologue m'envoie donc au CHU de Starsbourg en juin 2001, pour me faire enlever cette tumeur par un grand spécialiste du laser. A deux doigts de m'opérer, le chirurgien arrête tout alors que je suis sur la table, juste avant la péridurale, et prononce enfin, le bon diagnostic de fracture du col du fémur, après un examen attentif de mes radios. Il me renvoie à la maison, désolé de ne rien pouvoir pour moi et un peu effaré de l'erreur de ses collègues, qui ont faillit lui faire commettre l'irréparable. J'ai le moral dans les chaussettes et la guibolle dans un sale état, la souffrance monte en puissance.

    Vexé, le rhumatologue m'envoie quand même tout vérifier au CHU de Tours. Enfin, août 2001, opération d’un col du fémur qui est en fait cassé depuis 5 ans, intervention bienveillante et compétente des médecins et un chirurgien remarquable qui m'opère relativement rapidement, plaque, vis, rééducation...Rien ne sert de s'attarder sur ce que j'endure alors, la souffrance reste universelle, mais son seuil de tolérance est affaire de chacun, oui cela a été très difficile moralement et physiquement.

    Bref, quelle fête pendant 5 longues années! Les médecins du CHU se demandaient bien comment c'était possible, comment j'avais pu supporter ça!! J'étais une bête curieuse, dans leur regard de médecins de la compassion face à ce que j'ai supporté pendant tout ce temps, la seule et unique fois que la médecine s'humanisait à mon égard depuis ma naissance. Une réelle performance, merci Messieurs-Dames, car sincèrement, vous avez assuré!

    Quelques années pour tenter de m'en remettre.

    J'ai énormément souffert, ceci expliquant cela.

    Début 2004, décès de mon frère de 50 ans, malade depuis 2 ans, dans d’atroces souffrances liées à un cancer en phase terminale. Pour moi, l'enfer moral, gros traumatisme, sentiment d’injustice, perte incommensurable...Il ne me reste pratiquement que lui au niveau familial, grosse solitude.

    C'est là que je commence à imploser, la goutte d'eau qui fait  déborder le vase fêlé que je suis depuis une quarantaine d'années.

    Je suis déclarée fibromyalgique courant 2005.

    Décembre 2006, endométriose diagnostiquée enfin après des années d'errance là aussi, coelioscopie. Cela aggrave encore ma condition de fibromyalgique et les douleurs s'invitent encore au banquet de mon existence.

    Décidemment avec les médecins et les coiffeurs, je n'ai jamais eu de chance!

    Pendant ce temps, la fibromyalgie s'installe confortablement, se développe, s'incruste avec sa pléthore de symptômes invalidants, un peu plus lourds de jours en jours. Je m'affaiblis de plus en plus, j'ai de moins en moins la force morale de lutter, je passe mon temps libre le plus possible au lit pour tenter de me reposer et ensuite faire face, bancale tout de même, à mes obligations privées et professionnelles. Et bonjour l'humeur!

    Septembre 2007, début des séances de reiki par Fab touché par ma détresse, un beau jour d'août 07.  Je suis alors un tas douloureux et épuisé, un monceau de courbatures épatantes, un état de perpétuelles inflammations des pieds à la tête, je rampe littéralement pour monter mes escaliers menant à ma chambre. Face à sa proposition pour me soulager, plus rien à perdre me semble-t-il. D'après ce qu'il m'en explique et de ce que j'en comprend,, cela me regonflera en énergie et pour moi ce n'est vraiment pas négligeable. Loin de moi à ce moment là, l'idée même d'en guérir un jour....un soulagement même infime et temporaire me comblait déjà.

    A ce moment là, je serre des dents toute la journée, jusqu'à en avoir perpétuellement mal à la mâchoire, de l'extirpement de mon lit, raidie de toute part, au refuge de mon lit, enfin le soir, inflammée. Je n’en peux plus,  je veux arrêter de bosser, un métier qui me plaît beaucoup du reste et qui ne met pourtant pas mon physique à contribution, arrêter de souffrir. Demande de stase indolore, de paix, de repos. Sommeil qui jamais ne répare, apnée du sommeil+++++depuis 1 an, j’m’étouffe juste à l’endormissement, des nuits que ça dure. Plus de 100 km en voiture et des semaines pour m'en remettre...

    En  fait, petit à petit au cours de ses dernières douloureuses semaines, épuisée par ce combat inégal, je pense à me libérer radicalement (suicide), mon courage s'étiole face à l'adversité d'une vie trop bien remplie de souffrances, à la brûler par les deux bouts.

    Puis au fils des séances, malgré quelques grosses réactions dites « crises de guérison » pas toujours très agréables, physiques et psychiques, mais bon quand on est fibromyalgique, c'est un peu de la rigolade au regard des souffrances habituelles quotidiennes, une amélioration sensible d’abord montre le coin de son museau puis s'affirme très nette, de plus en plus évidente et mesurable.

    4 séances par semaines, puis 3, puis 2, puis 1 et encore une initiation niveau 1 en janvier 08, et de niveau 2 en juin. Je peux alors me prendre en main, me traiter moi même sans monopoliser mon formidable ami qui n'a pas ménagé sa peine et les séances pour me remettre un tant soit peu sur pied et me soulager. Sans promesse aucune de miracle, sans se substituer en aucune façon ni à la médecine, ni aux traitements en cours, en m'accompagnant chaleureusement dans mes doutes, mes rechutes et mes crises de guérison, en étant à l'écoute et bienveillant tout simplement.

    Je me sens pour la première fois reconnue dans ma souffrance, l'empathie n'étant pas vraiment le fort des médecins en général, c'était nouveau pour moi, un peu de compassion à mon encontre...déjà, ça soulage un peu moralement aussi, surtout si on comptabilise par où je suis passée ces dernières années.

    Depuis ma vie et ma vision de l'avenir ont considérablement changé et certains symptômes non négligeables entre temps ont diminué et d'autres ont disparu presque immédiatement.

    Plus de siestes dès un moment de libre, beaucoup moins d'antalgiques, diminution progressive et arrêt total depuis fin mai 08 du traitement neuroleptique de mon propre fait quand je me suis sentie prête à me sevrer. Plus de maux de ventres quotidiens aggravés depuis ma coelioscopie (colopathies fonctionnelles), ni de gonflements douloureux et atroces, un sommeil reposant et reconstituant, enfin!!! Plus de vilaines courbatures dans les cuisses et les mollets dès 10 marches à monter ou quelques centaines de mètres parcourues. Les poignets solidifiés pour soulever le moindre plat, la moindre bouteille d'eau, plus de douleurs articulaires et d'inflammations au moindre changement de temps, davantage de chaleur dans tout mon corps. Meilleure résistance aux changements de temps et d'environnement, moins de stress et plus de contrôle sur celui ci. Fini les jambes qui gigotent seules et pendant des heures quand je suis allongée et la cheville de nouveau en vrac depuis mai 07, qui n'a plus aucun problème depuis quelques semaines  et.........ça tient...

    Je reprend la piscine et le vélo ponctuellement, bien sûr j'ai encore des faiblesses musculaires et tendineuses et quelques douleurs par ci par là. He oui, tant d'années à ne pratiquer aucun exercice sous peine d'aggravation et quelques restes encore à évacuer ou qui décideront d'élire définitivement domicile dans mon corps et avec qui je devrais composer. Mais une chose vitale, la grosse épine dans le pied semble cicatrisée, je commence à parler de la fibromyalgie au passé, ce n'est plus ma priorité. De toute façon et quoiqu'il arrive, je ne suis plus seule, surtout, face à tout ça, le reiki m'accompagne dorénavant et participe à ma possible reconstruction. Cela me réconforte et me permet d'envisager un avenir plus doux que ce que j'imaginais il y a bientôt un an.

    Je ne me leurre pas, quoiqu'il en soit, vue mon état de santé depuis ma naissance, j'ai encore bien du boulot...jusqu'à ma mort!!!

    Alors, je continue à m'entretenir par le reiki,  à remettre ma pendule biologique à l'heure, à oeuvrer pour mon mieux être et la totale guérison (que d'espoir! mais pourquoi pas?) de tous ces maux qui m'ennuient encore. J'ai envie de vieillir le mieux possible, dans un état physique et psychique vaillants et équilibrés et le reiki fait partie des solutions. Déjà vieillir....mais vieillir avec la fibromyalgie n'est pas une perspective bien réjouissante, loin s'en faut.

    Le reiki, pour moi, une méthode de soins naturelles par imposition des mains grâce à des techniques particulières que chacun peut apprendre, utiliser d'abord pour soi même et diffuser. Pas tant un mystère, il suffit soi-même de vouloir s'ouvrir, prendre un coin du voile, le soulever lentement à son rythme, comme il nous convient ou au contraire de le laisser nous recouvrir comme un linceul qui nous enveloppe déjà. On a toujours le choix : le verre à moitié plein ou à moitié vide. Le reiki pousse à être autonome dans sa vie et à pouvoir s'auto-soulager et s'auto-guérir quand on choisit d'être initié et de  le pratiquer régulièrement, déjà pour soi-même.

     

    Le reiki demande quand même de la part de celui qui en bénéficie une implication, une adhésion, tout n'est en effet pas à attendre du praticien. Ce n'est pas non plus de la magie, loin s'en faut. Il faut avoir le courage de s'occuper de soi, et comme pour tout traitement dur mais nécessaire pour s'en sortir, il faut savoir accepter les quelques effets secondaires (crise de guérison), pour être bien mieux.

    Le reiki, je sais juste que cela me fait du bien, que cela me soulage de beaucoup de douleurs et de dysfonctionnements physiques et aussi sur le plan moral et mental, que mon ami touché par ma détresse m'a soigné et initiée pratiquement bénévolement, que ses prix sont hyper corrects pour les soins (1h15 par séance) comme pour les initiations, qu'il ne fait pas parti d'une secte, qu'il ne professe aucun dogme, qu'il ne fait pas de miracle.

    Voilà mon expérience du reiki plutôt positive, en effet je ne peux rien dire de mauvais car à mon grand bonheur, je n'ai pas eu à supporter un mauvais praticien et maître de reiki. Pour moi, même avec les passages difficiles de guérison, je vais bien mieux et ça c'est de l'or en barre et c'est visible et mesurable, par mon entourage comme par moi-même. Pour l'instant que du bénéfice.

    Non, Fab ne veut pas s'enrichir aux dépens de la détresse d'autrui, ni profiter de la crédulité et de l'errance spirituel de certains. C'est une personne honnête, compétente et efficace qui ne cherche aucun pouvoir, à part celui d'être lui même, d'avoir le courage de pratiquer, de vouloir soulager les autres et en faire son métier, alors que c'est encore bien inconnu dans nos contrées, et si éloigné de notre culture occidentale.

    Il lui faut affronter les préjugés et les défiances, surtout que ces pratiques dites alternatives, naturelles et tutti quanti, sont plus ou moins galvaudées, bien souvent par ignorance et avec cette mode "bobo". N'oublions pas qu'une fédération française de reiki existe et qu'elle garantit un certain sérieux et est rationnelle ainsi les dubitatifs peuvent aller s'y renseigner correctement. C'est une source fiable en premier lieu.

    Comme dans tout, il y a des personnes qui cherchent à s'approprier l'autre et/ou des richesses sans efforts et avec mépris. Il suffit de garder son objectivité en alerte et sa crédulité dans un placard, car s'il ne s'agissait que de miracles, cela fait bien longtemps que tout le monde ferait la queue sans se poser toutes ces questions.

    Cependant, cette technique tend à se développer à l'avenir car elle est source de mieux être et d'équilibre. Sûrement en vaut-elle une autre, en tout cas, c'est celle qui me convient et que je garde précieusement dans ma boîte à outils pour me soigner, me soulager et m'apporter équilibre et mieux être au jour le jour.

    J'ai envie de faire partager la formidable pratique du reiki, car faite avec simplicité et honnêteté, celle de la nature et de ses lois,  c'est une ressource précieuse, accessible à tous et appréciable pour ceux qui souffrent et qui souhaitent s'en sortir.

    "La raison nous trompe plus souvent que la nature" (Vauvenargues),